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Lutte contre les nuisibles

La chenille processionaire du pin (Thaumetopea pityocampa )

chenille.jpgLa chenille processionnaire du pin est l’état larvaire l’espèce de papillons du genre Thaumetopea pityocampa. Ces chenilles se distinguent par leur mode de vie très particulier : elles se déplacent en longues files, formant ainsi des « processions » caractéristiques, d’où leur nom.  

Lorsqu’elles se sentent en danger, les chenilles libèrent des soies urticantes très volatiles. Ce risque est particulièrement présent de janvier à avril. Ne pas s’approcher, ni toucher les chenilles ! 

risques chenilles processionaires

En savoir plus 

Deux sites internet pour apprendre à les reconnaitre, connaître les risques pour la santé et les moyens pour lutter…

L’intervention de la commune

​Le nouvel arrêté préfectoral “chenilles processionnaires” n°38-2026-01-16-00004 du 16 janvier 2026 s’adresse à tous les propriétaires, locataires et gestionnaires (collectivités, entreprises, particuliers) d’espaces extérieurs (jardins, espaces verts, voiries…). Il n’a pas vocation à éradiquer les chenilles processionnaires du pin et du chêne mais à protéger les populations humaines contre l’exposition aux soies urticantes qu’elles portent.

C’est dans ce cadre que la ville pourrait être amené a fermer des espaces publics (hors voiries), si ceux-ci se trouve dans un rayon de 20m d’un arbre contenant des chenilles et dont le propriétaire n’a pas respecté ses prérogatives. (échenillage hivernal ou mise en place de piège à collier en période de procession)

Les moustiques

Adhérente à l’Entente Interdépartementale pour la Démoustication de Rhône Alpes (EID), la Ville de Crolles est particulièrement vigilante quant à la prolifération des moustiques sur le territoire de la commune.

Dans les zones urbanisées, chaque habitant a la possibilité de participer aux efforts collectifs pour éviter la prolifération de ces insectes. Les bonnes pratiques à respecter, qui consistent essentiellement à ne pas laisser d’eau stagner sur ses fenêtres ou dans son jardin, même pour une durée très courte, permettent d’éviter le développement des larves du moustique et donc la prolifération de l’espèce. Elles empêchent également la colonisation d’espèces de moustiques exogènes comme le moustique tigre.

Des espèces différentes, des nuisances différentes

Concernant les moustiques, tout est Ok sur la page ?Pour rappel, il y a deux problématiques “moustiques” différentes sur notre territoire :

  • Le “moustique des champs” (genre “Aedes”) qui concerne les zones humides plus ou moins naturelles (particularité : ils peuvent être extrêmement nombreux, ils se déplacent loin et on ne peut pas supprimer leur milieu de vie) ;
  • Le “moustique des villes” (genres “Culex”) qui ne concerne pas les mêmes habitats et les mêmes espèces (particularité : on peut supprimer leurs milieux de vie qui sont tous les micro points humides en étant informés et attentifs).

L’Entente Interdépartementale Rhône-Alpes pour la Démoustication (EID) a donc trois types d’actions différentes :

  • Contre les moustiques qui se développent en milieux humides dans les espaces naturels ou les équipements (bassins de rétention…) :  les agents agissent au stade larvaire du moustique en utilisant une préparation à base d’une bactérie qui détruit spécifiquement le système digestif des larves de moustiques. Ce produit est complètement inoffensif pour l’Homme et les autres espèces animales.
  • Des équipes traitent les lieux de prolifération des larves de moustiques sur le domaine public dans la ville (avaloirs, regards, zones sensibles, …) de mai à octobre, toutes les quatre semaines, utilisant un produit naturel, certifié biologique, innofensif pour toutes les espèces de flore et de faune non cible, dont l’Homme.
  • Leur action chez les particuliers est maintenant recentrée sur la prévention. L’EID engage les personnes à faire attention et ne plus favoriser le développement des moustiques (enlever tous les objets dans le jardin, sur la terrasse, qui pourraient servir de recueils d’eau, supprimer l’eau stagnante dans les soucoupes sous les pots de fleurs, ou les remplir avec du sable, vérifier le bon écoulement des eaux de pluie (gouttières, rigoles couvertes par une grille…), couvrir de façon hermétique les réserves d’eau (bidons, citernes d’eau de pluie) avec de la toile moustiquaire…). 

Les premiers réflexes à avoir : bâcher, couvrir, vider. Contrairement aux idées reçues, le moustique tigre n’a pas établi son quartier général dans l’étang de Montfort. Il laisse l’endroit à ses cousins des champs. Le tigre, lui, est plutôt du genre urbain. Sa femelle pond dans le moindre récipient, pour peu qu’il soit rempli d’eau stagnante. Un pied de parasol, un chéneau mal entretenu, une coupelle de fleurs, un bambou mal coupé, un vieux pneu entreposé dans le jardin font l’affaire… Il faut donc avant tout le priver d’eau. Et comme ce moustique se déplace peu (200 mètres tout au plus), il y a de fortes chances qu’en cas de piqûre, l’insecte soit né chez vous, chez le voisin, ou chez le voisin du voisin… C’est à l’échelle du quartier que cela se joue.

Sur le domaine public, les agents de la Ville et de l’EID surveillent les avaloirs à eaux de pluie et traitent les lieux propices au développement de gîtes larvaires. Les particuliers aussi sont invités à scruter la moindre retenue d’eau. En cas de besoin, ils peuvent également solliciter l’EID. Ses agents se déplacent gratuitement au domicile des Crollois qui le demandent, pour établir un diagnostic et conseiller le cas échéant. Charge ensuite aux habitants de mettre en œuvre leurs préconisations, tout au long de la période de reproduction qui s’étend de mai à octobre.

Plus d’infos : 

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